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 •• Histoire

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MessageSujet: •• Histoire   Mar 23 Juil - 6:19


Our Story



Les fléaux sont nombreux. Les pires trouvent leur source dans la nature humaine. L'ingéniosité permet le progrès, provoque des angoisses. Les yeux rivés sur le ciel noir, les ingénus et les effrayés assistent à l'impensable. L'explosion résonne dans le lointain. Dans l'horizon se détache une épaisse fumée. La poussière, les gravas, les roches, le bois des arbres se sont mêlées à elle. Unis dans le fracas et le désordre, la vague avance rapidement. Sur son passage, elle laisse un sol noir, aride. L'air s'assèche, se vide d'oxygène. Une bouffée vous asphyxie. La mort fauche. La miséricorde n'est pas pour ses victimes.Des spectateurs réfugiés parmi les étoiles assistent à l'apocalypse. Des cris étouffés, des gémissements, des hurlements se propagent. Les larmes se mêlent à leurs plaintes. On sert le premier inconnu rencontré. On cache le visage des enfants dans les poitrines. Certains sentent leurs jambes cédées et s’effondre. D'autres, plus en retrait, préparés aux événements se contentent de serrer les dents, de réprimander les débordements. La fin ne doit pas justifier l'anarchie. Dans la pénombre de l'espace, un reste d'humanité s'organise. Ils sont scientifiques, tirés au sort parmi la population, membres d'une armée, représentants d'une façon de penser, d'une religion. Tous, prisonniers de cette arche baptisé : The Ark. Ici, tout est froid, tout se fane rapidement. Les années passent et la première génération spatiale arrivent. Ils écoutent leurs parents revivre leurs souvenirs. Leurs yeux s'illuminent alors en pensant à ce monde qu'ils ne connaissent pas. Avec eux, ils partagent les regrets et surtout, la rancœur. Des sentiments qui poussent certains jusqu'au crime.

Ma mine de crayon en graphite parcourait les murs froids et métalliques de ma geôle. J’y griffonnais de partout, tentant d’oublier ma solitude dans l’expression de mon art. Des fleurs grises pavaient désormais mon sol, des scorpions de crayon escalaient mes parois. Je dessinais tout ce que j’avais entrevu dans les livres et laissais mon imagination faire le reste. Cela faisait quatre-vingt-dix-sept ans exactement que les hommes n’avaient pas remis le pied sur Terre depuis qu’une guerre nucléaire avait décimé notre civilisation. Heureusement pour l’humanité, tous n’étaient pas à terre. Douze stations spatiales étaient en orbite au moment de l’holocauste. Elles se réunirent pour former l’Ark et mettre en commun leurs forces. Depuis, nous sommes près de quatre mille, trois générations sont nées dans l’espace. Je fais partie de la dernière. Et si le but est de faire prospérer notre civilisation, on ne pourra pas le faire éternellement ici. L’Ark est une station vieillissante. On manque de place, de ressources. Tout est prétexte à donner  des peines capitales, à contrôler la population. C’est pourquoi je suis enfermé aujourd’hui, la moindre erreur fait de vous un délinquant…

Le verrou de ma porte grinça. Ils venaient me chercher. Je savais qu’un jour ou l’autre, ils réclameraient ma cellule. Après tout, c’était gaspiller de l’espace pour une personne qui n’en valait pas vraiment la peine. La porte s’ouvrit, deux gardes me soulevèrent du sol en m’agrippant les bras. Ils me placèrent un étrange bracelet au poignet et me sortirent de mon paradis monochrome. Jusqu’alors résigné à devoir laisser ma place dans ce monde, une soudaine envie de vivre m’agita. Je tentais de me débattre et de retirer mes bras de l’emprise de ces hommes. Je réussis à me dégager mais je ne fis pas plus de dix mètres lorsqu’une personne au visage familier arrêta ma course. Elle posa ses mains sur mes joues et me dit « Tu vas être envoyé sur Terre. Une centaine d’entre vous. » Je restais muet, choqué. On me rattrapa et cette fois, je lâchais prise.

Nous étions cent jeunes, prêts à être livrés à nous-mêmes sur Terre, dans une navette, avec un bracelet électronique pour savoir où on se trouvait. Il fallait une centaine d’années pour que la Terre puisse être de nouveau habitable pour l’homme. De ce fait, nous étions les cobayes, ceux qu’on envoyait en premier au cas où les choses tourneraient mal dans ce milieu devenu hostile. Nos crimes étaient insignifiants mais la surpopulation avait fait de nous des personnes dispensables.




L'histoire du forum est basée sur celle de la série The 100. En voici d'ailleurs le synopsis :

•• Après une apocalypse causée par l'Homme lors d'une troisième Guerre Mondiale, les 318 survivants recensés se réfugient dans des stations spatiales et parviennent à y vivre et à se reproduire, atteignant le nombre de 4000. Mais 97 ans plus tard, le vaisseau mère, The Ark, est en piteux état. Une centaine de jeunes délinquants emprisonnés au fil des années pour des crimes ou des trahisons sont choisis comme cobayes par les autorités pour redescendre sur Terre et tester les chances de survie. Dès leur arrivée, ils découvrent un nouveau monde dangereux mais fascinant... SOURCE
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